L’art de ne rien dire

octobre 8, 2008

On pourra toujours donner au moins un qualificatif à Stephen Harper, l’art de vous endormir en ne disant rien.   Ce faisant, il s’adresse à tous les apolitiques qui votent en fonction d’une image et assomme sur le champ toute personne manifestant une curiosité nouvelle en la matière.  En face à face avec Derome au Téléjournal hier, il a su éviter avec adresse toutes les questions en sortant les phrases toutes faites qu’il peut copier-coller au moment opportun.    En gros, pour sortir de la crise financière, Harper propose toujours d’aller dans le même sens, c’est-à-dire de gouverner le moins possible en donnant toujours plus de place au privé et en diminuant ses revenus par des baisses d’impôts et de taxes.   En plein dans la direction du laisser-aller par la libre entreprise et la déréglementation qui nous a donné un laissez-passer vers le pétrin financier actuel!

Est-ce que les politiques de Harper serait plus innovatrices s’il avait participé au Olympique avec son grand copain Bush?   Le party semblait pris…  jusqu’à ce que les gardes du corps l’accompagne vers la sortie…


Deux extraits du document officiel de l’entente nord-américaine

septembre 25, 2008

Deux extraits du document officiel de l’entente nord-américaine téléchargeable sur le site du CFR
Voici deux extraits du document « construire une communauté nord-américaine »

http://www.cfr.org/publication/8102/

1- « Testé  une fois » pour la biotechnologie et les produits
pharmaceutiques.
Le coût et la qualité des soins de santé sont
une question critique dans les trois pays. La biotechnologie et les
produits pharmaceutiques jouent un rôle vital pour fournir de
nouveaux traitements qui améliorent les résultats en matière de
santé et souvent réduisent également les coûts; ils font face à des
coûts énormes pour développer de nouveaux produits puis obtenir
l’approbation réglementaire
. La recherche préliminaire suggère que
la coopération réglementaire dans les domaines de médicaments
humanitaires et vétérinaires, les dispositifs médicaux, la protection
phytosanitaire et les produits chimiques augmenteraient la présente
valeur des ventes dans ces secteurs de plus de 10 pour cent, des
profits de 8 pour cent
et un taux de retour sur investissement de
4,8 pour cent. Deux approches possibles pour réduire le fardeau
règlementaire
tout en maintenant des normes rigoureuses pour
protéger la santé et la sécurité, seraient d’adopter le principe « teste´
une fois », selon lequel un produit teste´ dans un pays pourrait
répondre aux normes établies par un autre
, ou d’établir un centre
d’essai de l’Amérique du Nord avec du personnel de chacun des
trois pays.

Ce qui veut dire en résumé :

Pour les multinationales qui en font la promotion
-    Réduire le « fardeau » réglementaire pour approuver les nouveaux produits
-    Diminuer les coûts de mise en marché et augmenter les profits

Pour les citoyens canadiens qui se font passer un sapin
-    Plus de produits dangereux en circulation (ex : Listériose)
-    Perte de son pouvoir de réglementer pour protéger son bien être et celui de l’environnement.  Exit Santé Canada.

2- Faire de la norme nord-américaine l’approche par défaut de
la nouvelle réglementation. Tout en poursuivant un effort agressif
pour éliminer les différences de réglementation existantes, le plus
rapidement possible
, il est également important pour les organismes de
réglementation dans les trois pays de prendre en compte la dimension
nord-américaine lors de la rédaction de nouvelles règles pour aller
de l’avant. À cette fin, le Partenariat nord-américain pour la sécurité
et la prospérité devrait être utilisé pour établir un nouveau mécanisme
afin de permettre une plus grande collaboration et une plus grande
consultation entre les trois pays, à tous les niveaux de gouvernement,
au fur et à mesure que de nouvelles règles sont élaborées et adoptées.
Chaque juridiction retiendrait son droit souverain pour façonner les
règles à l’intérieur de ses frontières mais en principe, des réglementa-
tions spécifiques aux pays ne devraient être adoptées que lorsqu’il
n’existe aucune approche internationale ou nord-américaine
, que
lorsqu’il y a des circonstances ou des priorités nationales ou dans le
cas oû il existe un manque de confiance bien fondé dans les pratiques
réglementaires des autres partenaires. Le nouveau mécanisme trinatio-
nal devrait également être chargé d’identifier des moyens conjoints
d’assurer l’application constante des nouvelles règles au fur et à mesure
qu’elles sont élaborées.

Ce qui veut dire :

-    Le Canada aura le droit de réglementer seulement dans l’espace qu’on voudra bien lui laisser.
-    La déréglementation et le libre marché nous ont démontrés leurs limites lors de la présente débâcle    des marchés bancaires américains.

Ce que j’ai retenu du document

Les auteurs du plan  (le CFR et David Rockefeller) nous donne l’impression qu’ils veulent nous rendre la prospérité et la sécurité.  Avec un peu de flair et d’informations, il est assez facile de comprendre qu’ils veulent en réalité diminuer le pouvoir des gouvernements, diminuer la réglementation pour évoluer dans un nouveau terrain qu’ils auront créer de toute pièce, dans lequel l’élite pourra exercer plus de contrôle et faire plus de profits.


North American Union sous silence?

septembre 25, 2008

Très peu d’attention à été porté depuis le début de la campagne sur la politique internationale et sur le « North-American Union »    Ce qui satisfait probablement M. Harper puisqu’il n’a pas tenu bon de dévoiler le contenu du récent sommet de Montebello.   Pourtant, à la lecture du document officiel de l’entente nord-américaine téléchargeable sur le site du CFR,  nous sommes en droit de nous poser de sérieuses questions quand à l’avenir du Canada dans sa forme actuelle.  http://www.cfr.org/publication/8102/

Je m’explique mal le silence des médias considérant la taille des enjeux qui en ressort.  Est-ce que les journalistes ont reçu un mot d’ordre où ignorent t’ils  le sujet faute de connaissance ou d’intérêt?  Je trouve inconcevable qu’un plan ayant autant d’impact soit fait en catimini.  Est-ce qu’il sera trop tard au 14 octobre?  Lorsque la  population aura voté indirectement pour un plan dont elle ignore les tenants et aboutissants?

Une fois le plan établit, (il se fera discret et par étapes) les Canadiens devront désormais demander l’accord du nouveau gouvernement trinational pour toutes nouvelles réglementations, nous perdrons ni plus ni moins notre souveraineté.

Je crois que si ce dossier fait surface et que les bonnes questions sont posées au bon moment, il pourrait occasionner assez d’impact pour changer la tournure des élections.  C’est la source principale de ma motivation pour travailler sur ce dossier.